Actualité sociale

Dimanche 3 février 2008

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C'est une première dans le monde de la Grande distribution.

Le 1er Février, les caissières étaient en grève à l'appel de plusieurs syndicats dont la CGT, pour reclamer une revalorisation des salaires et l'amélioration des conditions de travail. 

Temps partiel subi, salaires trop bas, planning qui changent continuellement, absence d'evolution...les revendications des proletaires de la grande distribution ne manquent pas, et le mouvement a été particulierement bien suivi. 

Comme le disent les hôtesses de caisses, leur métier est totalement dévalorisé et les enseignes les exploitent souvent de façon scandaleuse en leur imposant des temps partiels avec des plannings qui changent continuellement, ce qui les empechent de pouvoir chercher un autre emploi à côté pour pouvoir completer leurs maigres revenus. Les plus "chanseuses" gagnent environ 1000 à 1100 euros net par mois mais pour la plupart, c'est souvent autour de  900 euros mensuels...

Alors avec le coût de la vie galopante actuellement, je ne vois pas comment on peut boucler ses fins de mois en gagnant 3 cacahuètes ! 

Le drame de cette profession, c'est que dans beaucoup d'enseignes, en particulier chez les hard-discounters type Lidl, Ed ou leader Price, les syndicats sont absents ou faiblement implantés, et les patrons peuvent donc en toute impugnité imposer leur loi aux caissières qui se retrouvent bien démunies pour faire valoir leurs droits face à une hierarchie qui se comporte comme de véritables négriers avec un management impitoyable. pressions, suspicion, flicage, productivité, harcellement moral, brimades etc. sont monnaie courante.

L'absence de reconnaissance et de consideration dont souffre les caissières tant de la part de la clientèle qui les considérent souvent comme des machines, transparentes, que de la hierarchie qui leur fait bien comprendre qu'elles sont un personnel de second rang, arrive en bonne place de leurs revendications.

Souhaitons que ce mouvement de grève fasse prendre conscience au patronat de la grande distribution que le temps de l'esclavagisme au travail est revolu, et qu'il est temps pour eux d'ameliorer les salaires et de revaloriser le métier et les conditions de travail.

 

Par Robin des bois
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Jeudi 17 janvier 2008

Le gouvernement et le MEDEF poursuivent leur offensive contre les droits et les conditions de vie des travailleurs. Après l’échec de la grève pour défendre les régimes spéciaux, ils deviennent toujours plus arrogants, plus acharnés. D’ores et déjà, le gouvernement prépare une nouvelle réforme des retraites, qui vise à porter la période de cotisation à 41 ans, voire 42. Un « agenda de négociations » avec les dirigeants des confédérations syndicales a été arrêté pour l’année en cours.

 

Sarkozy veut donc renouveler la stratégie qu’il a adoptée vis-à-vis des régimes spéciaux, cette fois-ci pour « assouplir » davantage les 35 heures et lancer toute une série de contre-réformes. De son point de vue, il a entièrement raison, puisque la stratégie a fonctionné à merveille. Il s’agit d’engager les dirigeants syndicaux dans des « négociations » sur la mise en place des mesures de régression sociale. Les confédérations présenteront comme une victoire le fait qu’il y ait des discussions avec le gouvernement, plutôt qu’un « passage en force ». En même temps, elles chercheront à entraver une extension des mouvements de grève autour d’une plate-forme revendicative générale, pour que chaque recul social voulu par le gouvernement soit traité séparément. De cette façon, comme l’explique très cyniquement François Chérèque, qui se comporte comme le conseiller stratégique de l’UMP, « on évite des blocages », et les contre-réformes passent dans les meilleures conditions possibles.

La liberté selon Parisot

Concernant les 35 heures, par exemple, le gouvernement veut permettre, dans le cadre d’entreprises individuelles, des « négociations » pour les supprimer. L’horrible réactionnaire qui dirige le MEDEF, Laurence Parisot, veut aller encore plus loin, et prône la suppression pure et simple de toute limitation de la durée du travail. Il faudrait, dit-elle, que l’employeur et le salarié « puissent se mettre d’accord en toute liberté ». Cela signifierait la réduction du salarié à une condition proche de l’esclavage.

 

L’employeur et l’employé ne sont pas « égaux ». Dans un contexte de chômage de masse et de misère généralisée, l’employeur trouvera toujours un être suffisamment désespéré pour accepter les conditions qu’il veut lui imposer. Le travailleur qui s’y refuserait deviendrait à son tour – et « en toute liberté » – un chômeur. Face à ces objectifs ultra-réactionnaires, quelle est l’attitude des directions confédérales ? Elles veulent encore discuter des « modalités » de la réforme, c’est-à-dire, en langage clair, de la manière dont cette nouvelle attaque contre les travailleurs sera mise en application ! Et Sarkozy précise : qu’il y ait ou non un accord entre les « partenaires sociaux », un projet de loi sur la « modernisation du marché du travail » sera soumis au Parlement à la fin du premier semestre de 2008.

Chérèque prêt à marchander

Sur cette question, la direction de la CFDT prépare une nouvelle trahison aussi flagrante que celle destinée à casser le mouvement contre la réforme des régimes spéciaux. Chérèque a déclaré qu’il « n’est pas question d’aller sur des négociations d’entreprise par accord majoritaire sur le thème des 35 heures tant que le problème global de la représentativité et de l’organisation des négociations n’est pas traité ». Autrement dit : faites une concession sur la question de la représentativité syndicale, et la CFDT acceptera la remise en cause des 35 heures par des négociations d’entreprise.

Visiblement, les directions confédérales sont très friandes de discussions avec nos ennemis. L’idée que le gouvernement puisse légiférer sans les consulter au préalable les horripile. Il faut prendre son temps, disent-elles, sans « passage en force », en traitant une question à la fois, pour ne pas trop alarmer la base syndicale et les travailleurs en général. « On a demandé très sérieusement et très fermement au président de la République de ne pas mélanger les sujets », précise Chérèque. Pour Mailly, de FO, « ce n’est pas une marche militaire avec des coups de canon. On a nos rythmes aussi ».

« L’agenda est utile, enchaîne Jacques Voisin, de la CFTC. Le problème, ça va être le rythme des réformes ». Il demande à Nicolas Sarkozy de « laisser aux syndicats le temps de réussir les négociations ».

Bernard Thibault, de la CGT, a formellement une attitude plus réservée vis-à-vis de la démarche du gouvernement. Mais comme le montre le comportement de Thibault et de Le Reste vis-à-vis des régimes spéciaux, le résultat est sensiblement le même. Au lendemain de l’arrêt de la grève des cheminots, nous avons écrit que Thibault avait fait une concession impardonnable lorsque, quelques heures avant le début de la grève et sans consulter les grévistes, il avait accepté des négociations séparées, au niveau de chaque entreprise, sur les régimes spéciaux .Cette initiative de Thibault, qui agissait sans consulter sa base, ne pouvait que semer la confusion chez les travailleurs et affaiblir la mobilisation.

Nous avons également dénoncé la tentative de Thibault de présenter cette concession comme si elle était le véritable but de la grève, de sorte que le fait d’accepter des négociations séparées constituait une victoire importante. Plusieurs responsables de la CGT nous ont écrit, par la suite, pour critiquer la position de La Riposte dans les termes les plus sévères. Mais nous sommes loin d’être les seuls à désapprouver le comportement de Thibault et de Le Reste.

Le sentiment d’avoir été trahi

Par exemple, une lettre ouverte en date du 7 décembre 2007 et signée par les sections CGT des dépôts de bus de Croix-Nivert, Point-du-Jour, Flandre, Saint-Maur, Thiais, Charlebourg et Bords de Marne, en région parisienne, a été adressée aux directions syndicales de la CGT-Bus, de l’Union CGT-RATP, de la Fédération des Transports et de la Confédération CGT. Les syndicalistes y déclarent : « La CGT doit sortir du piège des négociations.[…] Les agents de la RATP ont fait dix jours de grève sur un objectif clair : refuser la casse de leur régime de retraite voulue par le gouvernement. Précisément contre quatre points fondamentaux, tous inacceptables : la remise en cause des 37,5 annuités de durée de cotisation, l’instauration d’une décote, l’instauration d’un double statut et la remise en cause de la prise en compte de la pénibilité et des contraintes de service public, et enfin l’indexation des pensions sur les prix et non plus sur les salaires.

Cette position est celle qui a été actée par notre syndicat CGT-Bus à son congrès, le 16 octobre. Elle a été réaffirmée par l’Union syndicale CGT-RATP, le 24 octobre, lors de sa rencontre avec Xavier Bertrand. Elle reste plus que jamais la nôtre.

Suite à l’acceptation par les organisations syndicales de participer aux négociations, la grève a été suspendue à partir du 23 novembre. Nous rappelons que la CE de notre syndicat avait rejeté le principe des négociations “tripartites”, entreprise par entreprise. Le haut niveau de conscience des enjeux, le rapport de force et la détermination des salariés à s’opposer à la “réforme” sont demeurés intacts. Les grévistes dans les assemblées générales, en premier lieu les militants et les syndiqués CGT, n’ont pas donné de mandat à leurs directions syndicales pour négocier sous les conditions du gouvernement.

Au bout de quatre journées de négociations, un constat s’impose : le gouvernement et la direction de l’entreprise refusent de modifier le cadre de leur contre-réforme. Les représentants de la CGT le reconnaissent eux-mêmes. Il est aujourd’hui de la responsabilité de la CGT et de toutes ses organisations de déjouer le piège des “négociations”. C’est pourquoi nous désapprouvons totalement la stratégie des directions à qui s’adresse cette lettre.

Continuer à négocier des points annexes revient à entériner cette contre-réforme, à accepter la mise à mort de notre régime spécial. Appeler à reprendre la grève, sur une seule journée, le 12 décembre, pour “faire pression” sur les détails et les modalités de la casse de nos retraites, c’est irresponsable vis-à-vis des agents. C’est aller complètement à l’encontre de ce pourquoi nous avons fait grève pendant dix jours. Pour notre part, nous n’appellerons pas à cette journée de grève.

Sur cette base, nous rejetons le texte du préavis de grève, d’autant plus que la CE de notre syndicat, organe dirigeant statutaire, n’a même pas été consulté. Depuis le départ, les positionnements des directions syndicales de bus, de l’Union, de la fédération et de la confédération, ont suscité du désarroi et de la colère parmi les syndiqués et les salariés en général, notamment depuis la proposition de la tenue de “négociations tripartites”. Comment ne pas voir le calcul de Sarkozy pour diviser le mouvement entreprise par entreprise ? Depuis quand la négociation est-elle devenue une revendication en soi ?

Les syndiqués, les agents ont le sentiment d’avoir été trahis. Il est temps de corriger le tir ! La situation nous l’impose. La CGT, syndicat largement majoritaire, avec tout ce qu’elle représente dans nos entreprises, a un rôle majeur, historique à jouer contre une attaque historique contre nos services publics, contre l’ensemble des acquis sociaux des salariés de notre pays. Nous savons tous quel est le but du gouvernement. La fin de notre régime spécial vise à faire sauter un verrou à la mise en concurrence et à la privatisation, à lever un obstacle à la suite du démantèlement de l’ensemble du système de retraite solidaire par répartition. »

Les travailleurs attaqués sur tous les fronts

Ce document démontre que bon nombre de syndicalistes CGT tirent les mêmes conclusions que La Riposte en ce qui concerne le comportement de la direction confédérale de la CGT. Nous ne connaissons pas les auteurs de cette lettre. Et nous ne savons pas non plus s’ils connaissent les idées de La Riposte. Mais chaque mot, chaque ligne de leur texte est complètement en phase avec ce que nous avons écrit.

 

Dans le contexte actuel, avec un gouvernement qui a déclaré la guerre aux travailleurs sur tous les fronts, la « négociation » n’est qu’un leurre, un moyen de semer la confusion et de diviser les travailleurs. Le gouvernement et le MEDEF le savent bien. Et les dirigeants syndicaux tombent dans le piège – au pire par connivence, au mieux par stupidité. De « tables rondes » en réunions de travail, de consultations en négociations, les acquis sociaux et les droits des salariés sont en train d’être discutés… jusqu’à ce que mort s’ensuive. La lutte pour défendre les acquis de travailleurs va nécessairement de pair avec la lutte pour « corriger le tir » de la confédération CGT, comme le disent les camarades qui ont écrit cette admirable lettre ouverte.

Par Robin des bois
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Lundi 7 janvier 2008

De nouveau, Sarkozy  a décidé de relancer sa guerre contre les  chômeurs et les menace de durcir les sanctions en cas de refus de deux offres d'emploi qualifiées "d'acceptables" ( selon leurs critères, c'est à dire les secteurs en penurie de main-d'oeuvre ) sous peine de se voir suspendre les allocations chômage ou d'être radié parce qu'ils auront eu l'outrecuisance de ne pas accepter n'importe qu'elle proposition d'emploi qu'on leur fera.

Un individu libre,doit rester maître de son destin, la liberté de choisir dans quelle branche ou métier il veut travailler est un droit qui n'est pas négociable, reprimer les chômeurs pour faire baisser les statistiques est une impasse, car on n'obtient jamais rien par la contrainte ! 

Chacun sait bien que les baisses annoncées du taux de chômage sont en trompe-l'oeil et que c'est à cause des vagues de radiations massives  des listes à force de contraintes administratives que le taux de chômage officiel baisse. Ce n'est certainement pas parce que plus de chômeurs ont retrouvé un emploi ! Comment cela serait-t'il possible alors que la croissance est en berne et que L'INSEE vient encore de la reviser à la baisse contredisant les prévisions optimistes et mensongères du Gouvernement???

La France serait-t'elle le premier pays au monde à réussir le tour de force de faire baisser le chômage en période de crise économique? Tiens-donc...

Le Gouvernement fait le constat que certains secteurs peinent à recruter, ce n'est pas nouveau, mais plutôt que d'inciter les secteurs concernés ( batiment, hotellerie, artisanat, etc.) à améliorer les conditions de travail et les salaires pour être plus attractifs, et de lancer des campagnes de communication sur ce thème, c'est tellement plus facile de taper sur les chômeurs qui se détournent de ces professions.

Dèja qu'ils veulent nous faire trimer plus longtemps pour toucher notre retraite, alors autant que ce soit dans un bureau bien au chaud plutôt que sur une charpente par tous les temps ou dans une salle de restaurant jusqu'à pas d'heures et les week-ends et jours fériés...

L'Objectif du Gouvernement est de faire baisser les statistiques du chômage quel qu'en soit le prix à payer pour les chômeurs, qui voient leurs droits bafoués, leur durée et leur montant d'indémnisation remis en question, les contrôles et les contraintes administratives se multiplier  etc. Quand est-ce que les chômeurs vont se révolter contre cette violence qui leur est faite?


Quant au MEDEF, le donneur d'ordre, son objectif est de disposer d'une main-d'oeuvre resignée, qui n'a pas le choix, et qui sera donc docile, taillable et corvéable à merci. C'est tellement vrai qu'ils veulent casser le droit du travail, allonger l'âge de départ en retraite jusqu'à 65 ou 70 ans...


L'heure de la révolte et de l'insoumission à sonnée. C'est vrai pour les chômeurs, mais aussi pour tous les secteurs de la société qui n'appartiennent pas à la caste des 5%  de privilégiés qui veulent mettre le pays à leur botte !

 

 

 

Par Robin des bois
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Jeudi 3 janvier 2008

Gerard Filoche est un inspecteur du travail membre du PS. Face au silence des médias sur cette question, il nous alerte sur la remise en cause du code du travail sous couvert de "simplification" et de "recodification". Le Gouvernement affirme que l'opération est faîte à "droits constants" pourtant, Gérard Filoche affirme lui, qu'en étudiant le nouveau code, il n'y voit que des reculs...


Par Robin des bois
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  • : 03/01/2008

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